UFCV - BAFA BAFD - Vacances Enfants  Chercher  
 » ACCUEIL » PUBLICATIONS » Anim'Magazine

< Retour � la liste
Anim'Magazine janvier/février 2004



Au sommaire d'Anim'magazine janvier-février 2004

Dossier

Les plaisirs de lire

Au-delà du combat, plus que jamais nécessaire, contre l'illettrisme, il y a la lecture-plaisir. Certes les jeunes lisent moins de livres que par le passé, mais ils lisent autre chose et souvent de plus en plus jeunes (la littérature pour enfants n'a jamais été aussi florissante qu'aujourd'hui), sur des supports de plus en plus diversifiés : presse magazine, album, Bd, internet, qui constitue un phénomène dont on n'a pas encore pris toute la mesure. Les jeunes l'utilisent de plus en plus pour lire, écrire, communiquer. Sur le web, on invente de nouvelles règles du jeu littéraires, comme avec les textos, ces textes courts utilisés pour s'envoyer des messages par portables interposés.


"Toutes les lectures ouvrent des portes"
estime Martine Burgos, sociologue spécialiste de la lecture à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
Extrait (p. 20)

"En 1986, époque où les politiques découvrent l'ampleur du désastre en matière d'illettrisme, le sociologue Jean-Claude Passeron affirme déjà, dans une intervention intitulée Le polymorphisme culturel de la lecture, que la lecture assume des fonctions diverses et traverse des formes multiples. Il démontre que ce n'est pas une pratique culturelle comme les autres car, dans une société où l'écrit prédomine, la lecture est la voie d'accès à tout. Etre dépossédé de cette expérience, c'est 'tre coupé de la culture de son temps. C'est pourquoi la lutte contre l'illettrisme est, à ses yeux, essentielle et centrale pour permettre à tous d'accéder à la fois aux connaissances techniques, à un métier, à la culture, aux arts, mais aussi à la littérature qui travaille l'écrit comme un matériau propre.
Le texte de Jean-Claude Passeron a encore aujourd'hui une dimension mobilisatrice extraordinaire pour tous les professionnels du secteur social. Il rappelle en effet que, s'il existe bien une hiérarchie des lectures, certains textes dit faciles ont tendance à 'tre délégitimés. Or, selon lui, toutes les lectures ouvrent des portes. L'important n'est pas d'avoir accès d'emblée à tous les niveaux de lecture. L'essentiel, souligne-t-il, consiste à entrer dans la demeure "lecture", m'me si toutes les pièces ne sont pas immédiatement accessibles. Non seulement le texte développe l'idée du plaisir de lire, reprise depuis par Daniel Pennac, mais il met aussi en évidence la notion de lecture en mouvement, autrement dit celle d'un lecteur susceptible d'agir, d'apprendre, mu par le désir d'évoluer, de r'ver, de jouer avec les mots, etc. La lecture, qu'elle soit "pour agir" ou "pour apprendre", n'est donc pas un luxe.

Cohérence

Lire a aussi une autre dimension, plus psychologique, assumée surtout par la littérature. La lecture littéraire de textes fictionnels, imaginaires, poétiques, qui ont une relative autonomie par rapport au monde réel, permet en effet à l'individu de trouver une cohérence dans un monde où les systèmes de représentation ont éclaté. Cette posture intellectuelle, sensitive et affective qui diffère complètement du quotidien aide à répondre à la double exigence de notre société qui consiste à la fois à construire son autonomie et à s'inscrire dans un système de valeurs collectif. Elle résout des tensions qui restent sans solution dans la vie ordinaire où le mot "fin" n'existe pas - sauf dans la mort. La lecture a ceci d'extraordinaire qu'elle permet d'exercer ce désir de faire sens qui nous habite, m'me si le texte peut y répondre par l'ironie, l'ambivalence, le suspense, etc. De surcroît, une fois le livre fermé, il s'offre à nous comme un objet fini, donné à notre réflexion, ce qui fait sa richesse et sa complexité. A l'instar des deux premières fonctions, "lire de la littérature" n'est donc pas qu'une distraction. C'est une expérience indispensable à la construction d'un rapport au monde qui nous arrache à notre quotidien et permet de prendre position par rapport aux événements de la vie.


Et tous nos articles, dont notre fiche technique p. 37 : Quelques pistes pour organiser une animation-plaisir autour du livre.



Enquête
L'art au-delà du handicap



Animation, pratique artistique ou thérapie ? Les professionnels n'ont pas tous la même approche pour utiliser l'art avec des publics handicapés.

Animation
Jazz à Apinac


En juillet dernier, le centre de vacances organisé au Centre Permanent d'Apinac (Loire) a accueilli des musiciens de jazz. Dans le cadre d'un partenariat avec le festival de jazz de Rive-de-Gier






Handicap

Handi-plage


Pour les adultes handicapés du séjour organisé l'été dernier par l'Ufcv-Midi-Pyrénées, l'aventure était au coin de la capitale (p. 8).



A votre service

Attention contrats !

De nombreuses associations ont recours à des prestataires de service afin d'encadrer par exemple des activités sportives dites ìà risqueî nécessitant la possession de brevets d'état spécifiques, ou d'assurer le transport des enfants et des animateurs. Dans tous les cas, un contrat définissant les obligations du prestataire, le type et la nature des prestations, les dates, les prix…(p.50)



Outil de l'animateur

Education non violente


Deuxième étape d'une série de trois fiches techniques consacrées à l'éducation non-violente, quelques pistes de réflexion sur l'autorité, la loi et la légitimité pour aider les enfants à construire leur autonomie. (p.52)

Prix : 5,00 €

Copyright 2008 UFCV  Conditions d'utilisation Confidentialité