UFCV - BAFA BAFD - Vacances Enfants  Chercher  
 » ACCUEIL » PUBLICATIONS » Anim'Magazine

< Retour � la liste
Anim'Magazine janvier/février 2005

Anim'magazine janvier-février 2005

Dossier

Périscolaire : encore un effort !

Avant l'école, dans les interstices de l'école, après l'école : les besoins d'accueil périscolaires ne cessent de croître. De fait le temps d'accueil périscolaire a vocation à 'tre ouvert à toutes les familles dont les enfants sont scolarisés. Mais pour que ces temps soient vraiment un temps éducatif, de détente et de découverte, il y a encore, dans bien des lieux, du chemin à parcourir.



" Un temps éducatif à part entière ", affirme François Testu, professeur de psychologie à l'Université de Tours. Extrait (p.22)

Quelle pédagogie mettre en place ?
" Selon l'âge de l'enfant, les besoins sont différents. Les activités de socialisation et de communication sont plus importantes chez les enfants plus grands alors que chez les plus petits, c'est l'aspect ludique qui prime. Dans tous les cas, il ne faut pas négliger le jeu et laisser des créneaux de liberté aux enfants durant lesquels l'adulte n'intervient pas, sauf à veiller à la sécurité.Par ailleurs, il me semble qu'on perd de plus en plus de vue les besoins de santé des enfants. L'hygiène de vie est importante. Il suffit parfois d'atténuer le stress quotidien, en abordant les différents moments de façon moins précipitée, en respectant le besoin de sommeil de l'enfant. La sieste est souvent oubliée, c'est dommage. Sans forcément l'imposer, il est fondamental d'offrir les conditions la permettant.
Les enfants ont également besoin de détente, de jeu, d'échange avec d'autres enfants, de découverte d'horizons différents. Certes, il y a les devoirs mais, si le travail est bien fait à l'école, ils ne devraient pas prendre très longtemps. Je souhaite surtout que le temps périscolaire ne se transforme pas en temps scolaire. Ce qu'on fait en dehors de l'école n'a rien à voir avec ce que l'on fait à l'école. Il peut y avoir une complémentarité entre les deux mais les méthodes, les façons d'accueillir et de considérer l'enfant sont différentes. Dans l'accueil périscolaire, il n'y a pas de programme préétabli. Les objectifs sont axés sur la socialisation, l'accès à la citoyenneté, la détente, le repos, l'échangeÖ… Bien sûr, tout ceci fait aussi partie des objectifs de l'école, mais sa priorité reste l'apprentissage et l'instruction. L'école n'a pas le monopole de l'éducation. "

Parmi les 20 pages de ce dossier, à noter notre enquête sur les moyens pédagogiques à mettre en place pour faire du temps périscolaire un vrai temps éducatif. Extrait (p. 26)

Sur la planète animation, le périscolaire est un monde à part. Avant l'école, à midi ou après l'école, les périodes d'animation sont courtes et fractionnées. Ce qui ne facilite pas un travail sur la durée. En outre, il existe un lien avec l'école qui, bien que plus ou moins marqué selon les cas, confère aux temps périscolaires un statut particulier, où la complémentarité est de rigueur et l'attention portée au respect du rythme de l'enfant une priorité. Enfin, l'animateur doit faire face à un défi de taille : s'adapter aux différents intervenants -Atsem, agents d'entretien, professeurs des écoles, etc.- avec lequel il partage souvent ce temps d'activité et dont la façon de travailler est parfois radicalement différente de la sienne. Pour Céline d'Halluin, directrice du centre de loisirs associé à l'école (Clae) de Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne), l'intér't de l'accueil périscolaire est néanmoins multiple : "Nous voyons les enfants évoluer toute l'année et pas seulement pendant les vacances, affirme-t-elle. D'autre part, quand nous avons un souci avec l'un d'entre eux, nous bénéficions de l'avis des enseignants. Enfin, le contact avec les parents est plus facile. En cas de problème, nous n'hésitons pas à les appeler ". Le partenariat multiple qui caractérise l'accueil périscolaire s'inscrit de plus en plus souvent dans un projet éducatif local qui définit avec précision les choix pédagogiques de la municipalité (ou de l'intercommunalité). A Saint-Paul-en-Jarez (Loire), la municipalité mène depuis 1999 une politique globale de l'enfance. Le périscolaire y occupe une place de taille. Pour preuve, la création d'un centre de loisirs périscolaire -le premier du département !- déclaré à la Direction départemental de la Jeunesse et des Sports, donc obéissant aux normes en vigueur pour tout Clsh classique. Un choix exigeant pour cette commune de 4000 habitants. Dès 7h30 le matin, les enfants inscrits en maternelle et en primaire sont accueillis par des animateurs. Idem en fin d'après-midi, entre 16h30 et 18h30, avec possibilité de participer, entre 16h30 et 17h30, à un temps d'étude. A midi, le centre périscolaire fonctionne de 11h30 à 13h30. Les animateurs prennent en charge les enfants pour des activités d'intérieur ou d'extérieur et une équipe déjeune avec les enfants à chacun des deux services. Le projet éducatif du centre de loisirs périscolaire, voté en conseil municipal, fixe les grandes lignes éducatives et sociales que l'équipe d'animation doit respecter. Celle-ci rédige pour sa part un projet pédagogique fixant l'organisation, les activités, les animations et les règles de vie. "Notre centre de loisirs périscolaire refuse de faire de l'activisme, explique Jean-Pierre Mousset, le directeur des affaires sociales et éducatives de la commune. Un enfant peut choisir de lire, de jouer seul ou en groupe, de participer à des ateliers de bricolage ou… de ne rien faire. Il s'agit de respecter son rythme de vie ".

Dans ce dossier également, des reportages, une fiche technique sur les métiers du périscolaire, des témoignages d'animateurs sur leurs relations avec les enseignants, dont nous donnons ici un extrait :

" Certains enseignants sont très ouverts à notre action, d'autres non. Je note simplement que les choses avancent petit à petit. Par exemple, le passage de relais entre l'école et notre Clae (Centre de loisirs associé à l'école) se fait de mieux en mieux, m'me s'il demeure un certain nombre d'interrogations. L'enseignant et l'animateur doivent-ils exercer le même type d'autorité ? Comment mettre en place un passage de relais vraiment individualisé pour chaque enfant ? Etc. En fait, nous ne réfléchissons que rarement ensemble, enseignants et animateurs. En effet, nous n'avons quasiment pas de réunions communes. Nous abordons donc ces questions lors de rencontres informelles, selon la bonne volonté des personnes. Ce qui explique aussi que nous n'ayons pas réellement de projets coordonnés. S'il nous arrive d'agir dans le cadre d'un projet commun (comme nous l'avons fait l'année dernière pour le Téléthon), nous abordons les choses cïte à cïte plutït que de façon partenariale. En général, nous essayons néanmoins de nous associer au projet de l'école. Mais ce n'est pas toujours possible, notamment quand le thème choisi est trop scolaire. En tout état de cause, je remarque que c'est davantage le Clae qui s'intéresse aux projets de l'école que l'école qui cherche à savoir quelles thématiques nous avons envie d'aborder. L'effort est de notre côté. Toute la difficulté pour nous consiste à ne pas empiéter sur l'école. Or la tâche ne nous est pas facilitée. En effet, nous n'avons pas de local spécifique au Clae pour le moment - bien que la municipalité y réfléchisse - ce qui nous oblige à partager les salles en permanence avec les enseignants. Il faut installer et désinstaller sans cesse… Ceci dit, à ce niveau-là aussi, les choses changent doucement. Depuis peu, nous avons par exemple un placard qui nous est réservé…
(Céline d'Halluin , directrice du Centre de loisirs associé à l'école (Clae) de Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne).

Enquête

Il est revenu, le temps des cabanes !

Depuis quelques années, les cabanes sont "tendance", comme le prouvent les multiples ouvrages (d'adultes) qui sortent sur le sujet. Mais qu'elles soient d'Indiens, de chevaliers ou intersidérales, elles font aussi rêver les enfants. Extrait (p. 12)

Techniquement, la cabane se présente souvent comme une petite construction légère, faite de matériaux qui semblent avoir été récupérés et assemblés tant bien que mal, avec le souci de reproduire à une échelle réduite une construction réelle", affirme Fiona Meadows dans l'ouvrage A l'école des cabanes. Pourtant, au-delà de cette définition stricte, la cabane offre une multitude de possibles. On est même, très souvent, loin du cliché de la cabane de bois enfouie dans les branches, comme le prouve l'opération "Cabanes, construit ton aventure !". Initiée en septembre 2001 par le ministère de l'Education nationale en partenariat avec l'Ifa (Institut français d'architecture) et l'Institut national pédagogique pour impulser un travail de sensibilisation à l'architecture, elle a permis la réalisation de dizaines de cabanes dans les écoles primaires. En lien avec des architectes, des paysagistes, des artistes ou des artisans, les enseignants et leur classe se sont découvert des talents insoupçonnés. Et une imagination débordante. A l'instar de la cabane de l'école de Boisseuil. Pour retrouver "l'esprit de la forêt", les élèves de deux classes de cours moyen se sont répartis en quatre équipes de dix, chargées chacune de construire une cabane en relation avec un élément de la for't - le végétal, la terre, l'air et l'eau -en utilisant des matériaux naturels respectueux de l'environnement. "Ca a été un projet qui nous a amené beaucoup de bonheur à tous, raconte Line Froissart, une des deux institutrices partie prenante de l'opération. Je suis persuadée que les élèves en ont conservé un souvenir d'enfance et d'école inoubliable. A cause de la construction elle-m'me, bien sûr, mais aussi parce que tout s'est vécu et construit sur des relations d'échange et de confiance calmes, sereines et drïles. Ce qui n'excluait évidemment pas le goût de l'effort, les exigences, la persévérance..." La réussite de l'expérience tient aussi à la personnalité des intervenants -le paysagiste Michaêl Raimbault et l'artiste Florence L'huillier, "deux belles âmes humaines" selon l'institutrice -dont la créativité et l'investissement ont porté le projet qui a indubitablement rapproché les enfants de la nature environnante. D'autant que l'aventure a également été l'occasion d'observations sensibles relatées dans un journal de bord constitué d'écrits narratifs et poétiques (voir extraits) et de croquis laissant la part belle à leurs émotions et sensations.

 

Animation

Photos sur la ville



A Noisy-le-Sec (93) un groupe d'enfants du centre de loisirs Arthur Rimbaud a sillonné la ville, dans le cadre d'un atelier photo/arts plastiques organisé par l'association VivaCités Ile-de-France.



Handicap

Visage de l'autre monde


Reportage au centre de jour Lebovici à Paris, qui accueille des enfants autistes et psychotiques de 4 à 15 ans. Une rareté en France.


A votre service



Le volontariat civil de cohésion sociale et de solidarité



Avec la réforme du service militaire (loi du 28 octobre 1997) les formes obligatoires du service national ont disparu pour laisser la place à des volontariats civils et militaires, afin de maintenir un lien entre les jeunes et la nation. (p.54)



Et nos rubriques habituelles : cinéma, livres, sans oublier nos Petites annonces classées.

Prix : 5,00 €

Copyright 2008 UFCV  Conditions d'utilisation Confidentialité